Montessori, Freinet… au secours des enseignants

Des enseignants démunis

A la suite des attentats du 7 janvier, on a demandé tout-à-trac aux enseignants de l’Éducation nationale de faire de l’éducation civique. nike air max 2017 mujer Certains se sont retrouvés dans des situations réellement pénibles. Air Jordan Retro 3 Contestation violente, refus d’observer une minute de silence, insultes… asics tenis sklep Même dans les cas où aucune opposition ne s’est manifestée, je serais très étonnée que cette intervention ponctuelle ait servi à quoi que ce soit. Nike Air Max 2017 Heren grijs Landon Collins Giants Jerseys Et c’est tout à fait logique. Mario Manningham – Michigan Wolverines Pour qu’une action des enseignants puisse être utile, surtout dans un moment d’émotion comme celui-là, il faudrait d’abord que les conditions soient réunies depuis longtemps : confiance et respect mutuels entre les élèves et les enseignants, habitude du débat dans la classe, respect et soutien de longue date des medias et de la population pour ses enseignants… Womens Jordan Retro 5

Enseigner la compétence au dialogue ?

Parmi les meilleures solutions évoquées dans les discussions et les propositions qui fleurissent une semaine après les attentats, on parle d’apprendre aux enfants « la compétence au dialogue ». Detroit Pistons adidas tubular mujer On parle d’enseigner le « savoir-être ». Autrement dit, on présente encore la solution comme un n-ième apprentissage. Il s’agit de plaquer sur l’enfant quelque chose d’extérieur à lui. A mon sens, cela ne peut mener qu’à une modification des comportements, ce qui n’est déjà pas si mal, mais ce qui est insuffisant. Nike Hurley D’un enfant « mal-élevé » qui n’écoute ni ce que disent les autres, ni les conseils qu’on lui donne, on va faire un adolescent puis un adulte policé qui SAIT écouter, parler à son tour, argumenter… On n’aura pas aidé à développer une personnalité qui VIT profondément l’échange et du dialogue.

Aider au développement de personnalités solides et ouvertes

La pédagogie active (Montessori, Freinet et tant d’autres) ne cherche pas seulement à développer des compétences. New Balance Sklep Elle favorise le développement harmonieux des personnalités. Air Jordan 3 Retro Le but est de faire émerger en chacun un adulte assez à l’aise avec lui-même et avec les autres pour ne pas se sentir attaqué, remis en cause personnellement, lorsque quelqu’un n’est pas de son avis. Cet adulte est paisible et aime le débat parce qu’il le ressent comme un enrichissement. Adidas Superstar Rosa Donna

S’il argumente, c’est parce qu’il réfléchit et a des convictions qu’il est prêt à défendre courageusement mais en respectant celles des autres. Kanken Pas Cher Utah State Aggies S’il écoute, c’est parce qu’il est intéressé par le débat d’idées et la nouveauté. Asics Gel Lyte 3 Pas Cher new balance 999 homme noir Il sait qu’il peut continuer à apprendre, éventuellement modifier ses opinions, changer d’idée, ou pas… sans se mettre en danger. C’est si profondément ancré en lui qu’il n’a pas besoin qu’on le lui rappelle tout le temps. Nike Heren Ne pensez-vous pas que, parvenir à cela, c’est justement le but de l’éducation ? Photo Vanessa Toinet.

Un beau moment, presque émouvant

Je suis enseignante de SVT dans un collège public du Vaucluse. adidas superstar hombre Kånken Laptop 13 J’ai découvert avec plaisir les livres de la collection Montessori Pas à Pas, aussi ai-je souhaité les utiliser dans mon enseignement. Avec les 27 élèves de ma classe de 3°, en dernière heure de matinée, nous avons fait ce matin une séance un peu différente des autres. Nous devions commencer la partie « évolution des êtres vivants et histoire de la terre ». Dernière séance avant les vacances de Noël, l’objectif de la séance était de faire une entrée en matière pour cette partie qui les interpelle, les questionne, les émerveille. Air Max 2017 Uomo

Memphis Tigers Jerseys Nous avons commencé la séance par la lecture du récit : « L’histoire de la terre ». (Livre Les Grands récits, p.15). Les élèves ont été très attentifs et très calmes. Air Max 90 Homme

Le cadre était posé et l’ambiance sérieuse, presque rêveuse comme si je les avais emmenés ailleurs. Le récit se termine par : « 1 milliard d’années […] Vous imaginez ? Mille millions d’années ! […] ».

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Nous avons utilisé le Ruban noir*, formidable outil trouvé dans le livre Les Lignes du temps. J’ai utilisé les explications fournies dans le livre des Grands récits p.35 pour leur raconter les grandes étapes de l’histoire de la terre. Un élève s’est porté volontaire pour tenir le bout du ruban. new balance 993 Il était « là où la terre s’est formée ». Nous avons commencé à dérouler le ruban, doucement. Illinois Fighting Illini A chaque étape, je leur indiquais l’évolution de la terre : « planète feu », « planète mer », « apparition de la vie au fond des océans », « sortie de l’eau des animaux », etc. et, enfin, le tout petit morceau rouge : « la présence de l’homme sur terre ». La première réaction des élèves a été « Ah oui quand même ! » Nous avons regardé un moment en silence le ruban¸ sa longueur et les différents repères. asics france Ensuite nous sommes remontés en classe. Los Angeles Clippers Ross Pierschbacher Jersey Nous avons échangé un court moment sur leurs impressions, ils étaient vraiment étonnés de « voir le temps » qui s’est écoulé entre l’apparition de la vie et la sortie des animaux de l’eau, de découvrir à quel point l’homme occupe si peu de place dans l’histoire de la terre… Nous avons terminé la séance par les 15 premières minutes du film Genesis (Nuridsany et Perennou). L’heure a vraiment été très calme, l’ambiance était presque solennelle. new balance 1500 burnt orange Le visionnage de cette courte séquence du film leur a permis d’illustrer le récit. Tim Williams Jersey Ils étaient surpris d’y trouver les mêmes faits, presque les mêmes mots. Pour les élèves, cette séance était une phase « d’accroche », au cours de laquelle ils ont voyagé à travers le temps, ils se sont évadés. nike air max Flyknitdamskie Pas de trace écrite, pas d’évaluation, mais je l’espère, l’envie d’en savoir plus. Pour moi, c’était un beau moment, presque émouvant. Ezekiel Elliott OSU Jersey J’ai pris beaucoup de plaisir à leur raconter cette histoire. Au cours des prochaines séances, je pourrai apprécier l’impact de cette activité, mais la satisfaction d’aujourd’hui est déjà une réussite. –––––––––––––––––––––– *Le montage du ruban noir n’a pas été une mince affaire. Nous avons fait le nombre de photocopies nécessaires, les avons toutes découpées, puis nous avons agrafé les différentes longueurs. Goedkoop Adidas Stan Smith C’était un peu long, mais c’est faisable. Le dévidoir est simple à monter, nous avons mis une règle carrée en bois au milieu. soldes air max 1 Au moment de dérouler le ruban nous avons été un peu embêtés par des agrafes qui se sont accrochées ensemble et il fallait faire très attention de ne pas déchirer le ruban qui reste fragile. Pour les années à venir, je pense réaliser cet outil avec un vrai rouleau de 46m de ruban noir de 6 ou 7cm de large. Pour repérer l’apparition de la vie au fond des océans et la sortie des animaux de l’eau, des élèves se sont portés volontaires pour tenir le ruban à ces endroits-là. Cela nous a permis d’avoir une assez bonne vision de l’emplacement de ces étapes à la fin. Sur le prochain ruban je prévoirai un lien d’attache au début pour l’accrocher à un arbre, et des repères visibles pour les différents évènements, ce qui m’évitera de compter mes pas.

S’engager dans la pédagogie Freinet : extraits de l’introduction

Un paradoxe

La pédagogie Freinet a fait ses preuves, souvent de façon éclatante, dans nombre d’expériences scolaires officielles ou non, publiques ou privées. Elle offre des réponses avérées aux problèmes de désintérêt des enfants pour l’école, d’absentéisme, de violence, ou plus généralement d’échec scolaire. Elle est à la base de l’enseignement public en Finlande, présenté comme l’un des meilleurs du monde occidental et grand “gagnant” des enquêtes PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves), l’évaluation internationale – d’ailleurs contestable – mise sur pied par l’OCDE, qui vise à tester les compétences des élèves de 15 ans. mu legend redzen for sale Pourtant, elle est peu pratiquée en France, où elle est née, et même lorsqu’elle est connue, elle est souvent méconnue : les gens en parlent comme si elle était synonyme de laisser faire et de désordre. asics gel stratus hombre Pourquoi, dans notre pays, si peu d’enseignants, débutants ou non, se tournent-ils vers la pédagogie Freinet ? Il ne s’agit pas d’un refus de la pédagogie “moderne” ou active. Loin de là. La pédagogie Montessori, par exemple, connaît au contraire un engouement croissant. zonnebrillen kopen ray ban Il ne peut s’agir non plus, seulement, de l’opposition évidente de l’Education nationale pour tout ce qui sort un tant soit peu du modèle classique. nike pas cher

Aider les enseignants à démarrer

Nous sommes parties de l’hypothèse que cette situation vient du fait que les jeunes enseignants ne savent pas par où commencer avec la pédagogie Freinet. Pas plus, d’ailleurs, que les enseignants lassés du modèle traditionnel et qui voudraient se reconvertir. Pour la pédagogie Montessori, il y a le matériel, support attractif et commode, qui séduit les enfants et qu’accompagnent des démarches en apparence simples. Cela encourage les débutants. nike air max 90 donna Sans les empêcher de continuer à chercher et à améliorer leurs pratiques une fois qu’ils sont “en chemin”. asics gel lyte 5 mujer beige Il n’existe pas de telle passerelle pour la pédagogie Freinet. buy ffxiv gil cheap Freinet lui-même craignait au plus haut point que l’on n’utilise que les “outils” Freinet sans en appliquer l’esprit. free run 5.0 verde uomo Au début d’un fascicule (de… 12 pages à peine !) intitulé “Comment démarrer ? Guide pratique pour le débutant”, il écrivait : “C’est contraints et forcés que nous offrons ce memento à nos camarades désireux de s’initier aux techniques Freinet. Nous ne voudrions pas que la publication de ces notes puisse laisser croire que nous vous engageons ainsi dans une opération facile, et qu’en suivant nos conseils vous réaliserez la classe moderne de vos rêves. Vous aborderez au contraire une des tâches les plus délicates : reconsidérer vos techniques de travail, celles qui vous sont presque naturelles parce que vous les avez subies pendant tant d’années, et qu’on vous a enseignées par surcroît à l’EN, celles qu’on pratique communément autour de vous, et dont vous ne vous dégagerez qu’à grand peine. (…) Ce memento n’est d’ailleurs pas un guide-âne. nike air max 2017 pas cher femme (…) Il ne peut y avoir de truc standard valable pour toutes les classes, mais l’essentiel à mon avis est de bien se pénétrer de l’esprit, de l’optique dans lesquels il faut travailler, et, nanti de toutes les idées glanées ça et là, de les adapter à sa personnalité et à la physionomie de sa classe. Il en est ainsi. Indiana Hoosiers Jacob Parker Jersey Le métier d’instituteur n’est jamais passif. Colin Kaepernick – Nevada Wolf Pack Quiconque n’use que de trucs et de mécaniques qu’il répète au cours des ans ne saurait être un éducateur digne de ce nom. chaussures nike pas cher Et nous avons l’ambition de former des hommes conscients, aimant leur métier, capables de vivre avec leurs enfants sans routine ni œillères.”

Des pistes et non des recettes

Après une telle volée de bois vert, nous n’allons bien sûr pas faire ce que Freinet lui-même refusait. Mais dans la jungle touffue semée d’embuches que représente le chemin d’un enseignant débutant dans le contexte actuel, notre livre est là pour débroussailler le terrain et lui permettre de simplement faire les premiers pas. Aujourd’hui, il n’y a plus l’EN (Ecole Normale) dont parle Freinet. Il n’y a même plus de véritable formation pédagogique. Nous ne voudrions pas que les nouveaux enseignants laissent de côté la formidable pédagogie Freinet, simplement parce qu’ils sont déroutés, voire dégoûtés, et ne savent pas comment commencer. Ensuite, ils pourront se plonger dans la communauté de l’ICEM (Institut Coopératif de l’Ecole Moderne) pour se documenter plus avant, se former à des techniques particulières et échanger sur leurs pratiques : la pédagogie Freinet s’est toujours appuyée sur le groupe. mu legend zen Landon Collins Giants Jerseys Marcus Mariota Oregon Football Jerseys Pour le moment, avec ce livre, nous voulons simplement leur donner confiance. Nous voulons tenter de leur fournir les fondations sur lesquelles ils pourront construire progressivement leur propre démarche pédagogique, en toute liberté et en observant, au fil du temps, ce qui se passe dans leur classe. Baskets Under Armour Ils pourront même remettre en cause ce que nous écrivons dans les pages qui suivent ! Peu importe : ils auront démarré. cheap albion gold Notre livre est là aussi pour souligner à quel point ils seront récompensés dans leurs efforts : la pédagogie Freinet est réellement gratifiante et efficace, pour les enseignants comme pour les élèves.

La classe Freinet : liberté et organisation

« La classe Freinet c’est la pagaille généralisée »(Faux !)

Les détracteurs de la pédagogie Freinet pensent et disent qu’une classe Freinet, c’est le désordre, Nike Air Max 95 Baskets polska biega asics la colonie de vacances… pour ne donner que les qualificatifs les plus polis. Kanken Pas Cher C’est méconnaître totalement le travail énorme mais discret, nike pas cher parfois même “en coulisses” de l’instituteur Freinet. nike soldes running Canotte New York Knicks Ce qu’un observateur superficiel peut prendre pour du désordre est en fait une liberté très grande pour les enfants et une rigueur aussi grande du côté de l’enseignant. Air Jordan 11 Retro ZX 700

« L’enseignant Freinet se la coule douce » (Faux !)

Le but, air jordan 14 NIKE AIR MAX 2016 et l’équilibre délicat qu’il faut atteindre, nike air presto soldes consistent à permettre aux enfants de s’épanouir pleinement, de chercher, d’expérimenter, de bouger dans la classe, de communiquer, nike air max 90 pas cher de s’exprimer librement… tout en acquérant des méthodes de travail, de la rigueur, des compétences, ugg bailey bow des connaissances, un esprit curieux et créatif. Adidas Scarpe Uomo Nike Zoom All Court CK Pour cela, Nike Air Pegasus Uomo l’enseignant doit toujours garder le contrôle dans sa tête. AIR ZOOM PEGASUS 34 Il doit être disponible et réactif, pour sauter sur les bonnes occasions d’apprentissage, Nike Air Max 2014 Men pour canaliser le foisonnement, nike air max 2017 femme noir pour vérifier qu’aucun enfant n’est laissé de côté ou ne se trouve en souffrance d’une façon ou d’une autre. Air Yeezy 2

« Dans la classe Freinet on ne couvre pas le programme » (Faux !)

L’enseignant doit aussi garder en tête les buts généraux ou officiels à atteindre (ex : apprendre à lire, oakley pas cher “couvrir” tous les points fondamentaux du programme, asics gel lyte iii etc.), mais sans imposer aux enfants un ordre et un rythme préétablis et communs à tous et sans les déposséder de leur faculté créative. adidas Copa Mundial homme Jayron Hosley En pédagogie Freinet, on couvre en général les programmes plutôt deux fois qu’une et de façon concrète, adidas f50 nike cortez 90s vécue, chargée de sens.

Enfant passif, enfant acteur, enfant auteur

L’enfant passif

Il est bien sûr très majoritaire dans l’enseignement traditionnel. Tout simplement parce qu’on accepte et, souvent, parce qu’on VEUT qu’il le soit. UCF Knights Il est timide et participe peu ? Dans une classe de trente avec cours magistraux, il est vite oublié dans son coin. Maglia Dwyane Wade Fjallraven Kanken Big Il est très « sage » ? Il écoute ce qui est dit, enregistre ce qu’il peut, apprend par cœur le reste à la maison et le régurgite le lendemain dans un contrôle où on notera surtout le résultat et très peu, voire pas du tout, le raisonnement. Quel qu’il soit, il se rend vite compte qu’il a tout intérêt à ne pas trop se manifester car, s’il le fait, il prend le risque de commettre des erreurs et d’être sanctionné pour cela. De toute façon, l’espace où il est prévu qu’il doive faire appel soit à son imagination soit à son initiative est très réduit. fjällräven kånken classic

L’enfant acteur

La pédagogie active donne à l’enfant un place toute différente. Jordan Hydro Retro Elle le place dans des situations où c’est lui qui choisit, cherche, dialogue, collabore avec ses camarades, utilise à sa façon les documents et les outils mis à sa disposition par l’enseignant. adidas ultra boost uncaged uomo Elle le responsabilise en le faisant participer à l’élaboration de son programme d’apprentissage (pédagogie de contrat) et à l’évaluation de son travail et de celui des autres (autoévaluation, évaluation par les pairs). Elle cultive sa confiance en lui en acceptant l’erreur comme une étape nécessaire pour progresser. Elle favorise son autonomie en mettant à sa disposition du matériel qu’il peut utiliser sans l’aide ou la censure de l’adulte (fichiers autocorrectifs chez Freinet, matériel avec contrôle de l’erreur intégré chez Montessori…). Air Max 87 Pas Cher

L’enfant auteur

Voilà la troisième étape, celle qu’on ne rencontre pas dans toutes les classes, même en pédagogie active. Pour que l’enfant auteur se révèle, il faut une attitude et un esprit particuliers de la part de l’éducateur. D’abord, qu’entend-on par enfant auteur ? C’est par exemple celui qui va réellement créer dans le domaine artistique : il dessine ou sculpte ou chante ou écrit ce qu’il veut, quand il veut. Connor Shaw – South Carolina Gamecocks Il part sur des voies différentes de ses camarades parce qu’il suit sa propre personnalité et ses propres goûts. nike air max 2017 goedkoop Il cherche à améliorer ses créations en se documentant et en se cultivant. Inne Buty Adidas Il a appris progressivement à se sentir libre de s’exprimer à sa manière. Ou c’est celui qui va faire des inventions techniques plus ou moins élaborées, des expériences originales… et se livrer, petit à petit, à ce qui l’intéresse le plus, découvrant et révélant ainsi sa propre voie d’excellence. ADIDAS TUBULAR SHADOW KNIT

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Cela n’est possible que lorsque l’enseignant favorise dès le départ l’initiative et l’indépendance d’esprit dans sa classe. Pour cela, il faut que cet enseignant soit lui-même capable de remettre en cause ce qu’on lui a appris dans sa formation, de se faire ses propres idées, de ne pas suivre une méthode comme s’il s’agissait d’une règle immuable et figée. adidas stan smith mid uomo Il faut qu’il invente lui-même en permanence selon le contexte, les enfants avec qui il travaille, les moyens du bord, etc. NIKE ZOOM KD 9 Il faut qu’il soit capable d’évoluer, de changer de cap, d’adapter et de s’adapter. Nike Free 5.0 Donna

Il faut qu’il soit lui-même acteur et auteur de son travail. Connaissez-vous des enseignants de ce genre ? On les reconnaît tout de suite ! En général, ils adorent leur métier, le font sans compter, ne s’y ennuient jamais et… Womens New Balance Sneakers
leurs élèves les adorent.

Education : les parents ET l’école

Confier ses enfants

Nous sommes tellement habitués au principe de l’école comme complément de la famille dans l’éducation des enfants que la question ne se pose pas, le plus souvent : à 2 ans et demi ou 3 ans, presque tous les enfants entrent à l’école maternelle la plus proche de chez eux. Si les choses se passent à peu près bien, tous entrent ensuite à l’école primaire. Quand on y réfléchit bien, confier ce que l’on a de plus cher sans avoir vraiment le choix de la personne à qui on le confie… quelle angoisse ! Car il ne s’agit pas simplement de faire garder ses enfants. Air Jordan 5 Il s’agit d’accepter qu’une personne que l’on connaît très peu et dont on ignore les idées sur l’éducation, sur la vie, sur toutes sortes de valeurs qui, pour nous, sont fondamentales, soit en contact quotidien, 6 heures par jour, avec l’enfant. Florida State Seminoles Qu’elle lui apprenne non seulement des connaissances mais aussi des comportements en société. Nike Air Yeezy Womens Qu’elle participe au développement de sa personnalité d’une manière qui n’est pas forcément celle que l’on juge bonne pour lui. Nike Air Max 90 Uomo En même temps, si l’on n’est pas d’accord avec ce qui se fait en classe, on veut aussi éviter que l’enfant se trouve au centre d’un conflit encore plus nuisible pour son équilibre que le fait d’entendre deux sons de cloches différents à la maison et à l’école. Fjallraven Kanken Large

Le consensus autour de la soumission

Autrefois, l’instituteur avait un statut particulièrement respecté qui évitait les conflits entre la famille et lui. new balance 999 for sale On n’attendait pas non plus de lui qu’il fasse plus que d’apprendre aux enfants un certain bagage de connaissances et des comportements de soumission à l’ordre établi. buy albion gold L’enfant recevait des claques physiques et psychologiques à la maison et à l’école, pour des motifs qui faisaient l’objet d’un consensus parfait (manque de respect envers les adultes, indiscipline, échec dans son travail). Adidas Zx Flux Homme Rouge Les enfants sortaient de là au bout d’un nombre d’années plus ou moins grand, un peu cabossés, pas mal inhibés, et mûrs pour une vie professionnelle elle aussi le plus souvent fondée sur la soumission. TEAM COURT

Le doute, le conflit, l’incohérence

Est-ce mieux aujourd’hui ? Pas vraiment. D’une part le consensus autour de la soumission existe encore dans nombre d’écoles et avec beaucoup de parents. Andrelton Simmons Baseball Jersey D’autre part lorsqu’il n’y a pas de consensus, il est souvent bien difficile de savoir qui a tort et qui a raison et comment sortir du conflit. Womens Air Jordan 13 free run 5.0 blu uomo De nos jours, même s’il existe des enseignants formidables, il y en a aussi beaucoup qui n’ont pas reçu de véritable formation pédagogique. Cela ne veut pas dire automatiquement qu’ils ne font pas bien leur métier ! Mais cela empêche de leur faire aveuglément confiance. De leur côté, les parents ne sont pas informés sur ce que l’école devrait réellement apporter à leurs enfants. Womens Air More Uptempo Uniquement des connaissances ? De quelle façon ? Egalement des comportements et des valeurs ? Le développement de leur autonomie ? Ou au contraire leur formatage en vue d’une insertion sans heurt dans la société ? Tout le monde est perdu. Tout le monde doute. Parents et enseignants s’affrontent au-dessus de la tête des enfants.

Pour une collaboration heureuse entre l’école et la famille

Pourtant, il suffit d’un peu de bon sens pour sortir de l’impasse. Et des exemples montrent, dans certains pays (la Finlande, toujours elle !) ou certaines écoles (Freinet, Montessori, Decroly, Steiner…), qu’une solution intelligente et harmonieuse est possible. Avoir de petites écoles de quartier au lieu des écoles énormes qui ne permettent pas un bon dialogue avec l’extérieur. Canotta Squadra USA Former les enseignants au point d’en faire de véritables experts de l’éducation (pédagogie, psychologie, connaissances). Nike Air Max 2017 Dames zwart

Reconnaître et valoriser cette expertise. Adidas Pas Cher Informer les parents sur la nécessité de faire confiance : à chacun son métier. air max pas cher Leur montrer que l’éducation à l’école n’est pas que scolaire. Leur permettre de participer à ce qui se fait en classe et de collaborer avec l’école.

Pourquoi nous avons publié
le livre de Trevor Eissler

Imaginez une école où les enfants apprennent sans stress et avec plaisir tout ce dont ils ont besoin pour leur développement psychologique, moral et intellectuel… Soldes Nike Pour Femme new balance 577 marron homme une école où ils sont heureux d’aller et dont ils parlent à leurs parents avec enthousiasme en rentrant à la maison. mu legend redzen 2016 LBJ Shoes Cette école existe. T-shirts casual NIKE CORTEZ Nike Air Max 2016 Heren wit C’est celle qui prône l’autonomie de l’enfant, la créativité, le dialogue adulte-enfants, la coopération entre les enfants ; celle qui refuse les notes, les punitions arbitraires, le bachotage. TCU Horned Frogs Jerseys Pour le moment, elle est surtout privée* et n’entre que trop rarement dans l’enseignement public. C’est injuste ! Il est injuste que des questions d’argent privent un grand nombre d’enfants d’une école de qualité. nike air max 2016 goedkope Il est insupportable que tant d’enfants échouent dans leurs études parce que les méthodes ne conviennent qu’à un certain type d’élèves. Doudoune parajumpers pas cher arcteryx outlet Matt Holliday Womens Jersey NIKE AIR HUARACHE Il est déplorable que même ceux qui réussissent à l’école traditionnelle n’aient pas la possibilité d’y développer tout leur potentiel créatif. Maglia Andre Drummond Il est regret-table que nombre d’enseignants n’aient qu’une idée très vague de ce que peuvent apporter les pédagogies alternatives. Chandler Jones Il faut que l’école Montessori devienne l’école tout court, que la pédagogie active devienne la norme dans l’enseignement public. Miami Heat

Pour cela, il faut seulement trois choses : • des enseignants convaincus (ils le sont de plus en plus) et bien formés, • des parents informés et convaincus, • pour que tous rendent enfin possible un réel changement de l’école. LSU Tigers Le livre de Trevor Eissler Montessori, c’est fou ! a été écrit pour informer les parents et donner à tous ceux qui travaillent avec des enfants des arguments pour convaincre. Tennessee Volunteers Jerseys Il est simple, enrichissant, convivial. Nike Roshe Run Uomo

Il se lit comme un roman. Soldes Fjallraven Kanken Voilà pourquoi nous avons voulu traduire et publier ce live. Aaron Rodgers Cal Jerseys Saint Louis Billikens C’est un fabuleux outil de communication. Cheap MU Legend Items Asics Gel Lyte 3 Femme Bleu Nike KD Womens Shoes Bonne lecture ! Sylvia Dorance et Vanessa Toinet *Privée et de plus en plus nombreuse pour l’école Montessori, publique mais peu nombreuse pour l’école Freinet.

Enfin on entend parler les instituteurs ! En l’occurence, des institutrices.

Paru dans le Monde le 23 janvier, un éditorial stupide et démagogique a révolté les lecteurs avertis. Treize institutrices ont écrit des lettres virulentes et passionnantes au journal. On y voit l’amour de leur métier et la rage contenue d’être si peu consultées pour les réformes successives, alors qu’elles connaissent tant les conditions de leur travail et de la vie des enfants. Lisez ces lettres. Elles sont magnifiques. Vous pouvez sauter l’article du Monde qui les précède.

Treize instits entre colère et galère

Elles sont treize. Treize institutrices ; jeunes ou vieilles, actives ou retraitées, parisiennes, provinciales, banlieusardes… Treize femmes meurtries par l’éditorial de leur journal qui, mercredi 23 janvier, dénonçait le corporatisme de la grève contre la réforme Peillon − un édito qui a fait des vagues parmi nos lecteurs, constate le médiateur dans sa dernière chronique (Le Monde du 27-28 janvier 2013). Ces treize se sont mises à table pour nous écrire leur colère, nous décrire leur galère, nous inviter à venir vivre leur quotidien, à emprunter avec elle le chemin d’une école qui n’a rien de buissonnière… Certaines assument une certaine forme de corporatisme, « seul rempart que nous ayons face à l’extrême difficulté de ce que nous vivons au quotidien », dit Caecilia Renault, de Bagnolet (Seine-Saint-Denis). «Ce que je ne souhaite pas pour mes enfants, je ne le souhaite pas non plus, pour mes élèves, est-ce du corporatisme ?», se demande Marianne Pidoux (Paris). La plupart ne se retrouvent ni dans l’attitude «étriqué et lamentable» que déplore notre éditorial, ni dans le refus pur et simple de la réforme qui est engagée par Vincent Peillon. Plusieurs n’hésitent pas à proposer des améliorations, à formuler des contre-propositions. Toutes sans exception affirment haut et fort leur amour des enfants dont elles ont la charge. « Ceux pour qui nous nous levons, nous réfléchissons, nous partageons, nous évoluons, nous travaillons bien plus que 35 heures ou quatre jours par semaine…», rappelle Sarah Sousa Domingos. Cette enseignante dans le 18e arrondissement de Paris, comme ses douze consœurs, assume sa «vocation», rappelant qu’« être professeur c’est passer plus de temps avec les enfants des autres qu’avec les siens. » Entre galère et colère, entre résignation et vocation, entre amertume et porte-plume… sklep new balance 966 meskie Treize témoignages à lire… et à écouter. Pascal Galinier, Médiateur du Monde (les titres des courriers ci-dessous sont du médiateur) ================================================================= A quand l’Europe de l’enseignement ? J’ai été scandalisée par le contenu de votre éditorial de mardi dernier concernant les enseignants du 1er degré. Nous avons l’habitude d’être traités de corporatistes, passéistes, incapables d’accepter toutes réformes, seuls responsables des « mauvais » résultats dans les études PISA, mais là vous dépassez les bornes. New Balance 420 mujer Pourtant, on en a eu des changements : en 25 ans de carrière, je peux vous dire que mon travail a complètement changé (enseignement des langues, de l’informatique, application de réformes diverses et variées….). Tous les instituteurs sont d’accord sur le déséquilibre de nos horaires de travail et nous sommes tous d’accord pour raccourcir la journée de classe. Faisons comme la plupart des pays européens : Allemagne : sortie entre 13h et 13h30, Espagne : 9h-14h, Angleterre : sortie vers 15h…. Moins d’heures par jour nous permettraient de pouvoir travailler sereinement le mercredi matin. Mais la fatigue de ces 4 jours (je vous rappelle que nous faisons 6h40 par jour devant élèves) est compensée par ce fameux mercredi, qui nous permet de « tenir ». Pourquoi nous sommes contre cette réforme ? Les enfants sortiront à la même heure : 16h30, et même beaucoup à 18h. air max pas cher pour homme En quoi allons-nous alléger leur journée de travail ? Ou bien faites-vous partie des gens qui ignorent encore que la fatigue de l’enfant est en grande partie due à ces longues heures en collectivité. Croyez-vous vraiment qu’un enseignement artistique ou scientifique demande moins d’attention à un élève qu’une leçon de grammaire ou de maths ? Connaissez-vous un autre pays européen où la pause de midi va durer 2h45 ? Venez dans les écoles voir comment se passe cette pause de 2h, surtout en hiver : dans la cour, quand le temps le permet, devant une vidéo dans le préau quand il pleut, 20 élèves en BCD, 12 en informatique… Cette pause (trop longue) est déjà catastrophique et ils veulent la rallonger de 3/4 d’heure. Qui va s’occuper des 300 enfants de mon école qui mangent à la cantine ? De quelles associations parle-t-on ? Comment va-t-on avoir les locaux nécessaires, alors que les instits sont dans leurs classes pour leur travail de correction et de préparation (et oui, nous travaillons plus de 40h par semaine avec un salaire parmi les plus bas de la zone OCDE). Arrêtons d’être hypocrites : l’école sert de garderie depuis toujours et le lobby des hôteliers a toujours eu plus de poids que ce soi-disant bien-être des enfants. asics gel lyte 3 blu uomo

Je propose 4h de classe par jour, tous les jours, les vacances intermédiaires plus courtes et là on pourra dire que l’intérêt de l’enfant aura été pris en compte. Votre éditorial était minable et malveillant, pourtant je ne vais pas traiter tous les journalistes d’incompétents et de malhonnêtes. Boston Celtics Sophie Belchi, institutrice en ZEP dans le 11e arrondissement de Paris —————————————————————————————————— Instit et fière de l’être ! Je ne saurais dire à qui j’écris aujourd’hui puisque ce fameux édito du 22 janvier 2013 a le courage d’être anonyme! Moi, je suis Sarah Sousa Domingos, professeur des écoles dans le 18e à Paris et fière de l’être avec tous mes défauts et mes qualités ! Je voudrais dire comme je suis choquée, après avoir lu ce texte qui ne reflète absolument pas ce que je vis depuis 10 ans dans ma carrière. Les enfants, comme vous le dites sont nos élèves, ceux pour qui nous nous levons, nous réfléchissons, nous partageons, nous évoluons, nous travaillons bien plus que 35h par semaine ou 4 jours… Être professeur c’est passer plus de temps avec les enfants des autres qu’avec les siens, c’est une vocation. Alors, qu’un journal national de votre renommée ose publier un édito de la sorte est pour moi une honte ! Et je ne saurais admettre que vous réduisiez mon rôle en tant que professeur des écoles à ce qui est décrit dans ce texte! Je tenais à ce que vous le sachiez ! Sarah Sousa Domingos, Paris ——————————————————————— Esprit de corps, le dernier rempart ? Enseignante du premier degré depuis presque dix ans en Seine-Saint-Denis et abonnée au Monde, je suis scandalisée par l’article que vous avez osé présenter comme « éditorial» dans votre édition datée du mercredi 23 janvier. Comment pouvez-vous vous contenter d’une analyse aussi partielle et démagogique du problème de l’école et de ses enseignants ? Pensez-vous réellement que 30 minutes de moins pas jour vont changer quoique ce soit à la réussite des enfants en difficulté ? La journée d’école est trop longue, je ne peux qu’approuver vos propos. Mais la raccourcir ne résoudra rien. Goedkoopste Nike Air Max 2017 Pensez-vous que la majorité des enfants vont pouvoir rentrer à la maison à l’issue de cette journée de classe raccourcie, qu’ils pourront se reposer chez eux durant les deux heures que durera obligatoirement la pause méridienne ? Connaissez-vous le rythme de travail des salariés en région parisienne ? Les enfants sont bien souvent présents à la garderie du matin, à la cantine et à l’étude le soir. Ils restent en collectivité largement plus de 35 heures par semaine. air max 1 femme La réforme ne changera rien à cela. De même qu’elle ne rendra pas la pause déjeuner à la cantine plus reposante tout simplement parce que les écoles n’ont pas les locaux et encore moins le personnel pour organiser des activités calmes à ce moment-là. Les élèves resteront donc, été comme hiver, une demi-heure de plus dans la cour, ce qui est très loin d’être reposant, croyez-moi. Les inégalités de richesses entre les communes accentueront encore plus les inégalités sociales et les enfants défavorisés vivant dans une commune pauvre n’auront pas les mêmes activités que ceux vivant dans une commune riche. Ce n’est pas la maigre dotation de l’Etat qui changera ça. La question du mercredi, qui, outre le fait de changer le rythme de ces fainéants d’enseignants, tellement privilégiés et bien payés, va surtout alourdir la semaine des enfants. Ceux qui avaient la chance de pouvoir se reposer à la maison ne le pourront plus. Il me semble extraordinaire que ce nouveau rythme soit imposé de la maternelle (donc à partir de 3 ou même 2 ans) au CM2. C’est bien connu qu’un enfant de 3 ans a les mêmes besoins qu’un enfant de 11 ans… Ce qui fatigue les enfants, c’est surtout le rythme de vie de leurs parents. La réforme ne changera rien à cela, les enfants auront toujours le même nombre d’heures en collectivité , seront encore plus fatigués le vendredi qui est déjà une journée très difficile et ne pourront pas se reposer du mardi après-midi où ils montrent un déficit d’attention évident. ffxiv gil Mais après tout, je n’en sais rien, ce n’est qu’une expérience de terrain constatée par de multiples collègues qui n’a que peu de poids face à des experts chronobiologistes bien plus calés sur la question que nous. air max damskie grafika La question de la difficulté scolaire ne se résoudra pas comme ça, par un coup de baguette magique du Dieu Chronos. Il faut repenser les programmes scolaires et se concentrer sur l’essentiel de ce qu’on attend de l’école primaire. Il faut moins d’élèves par classe dans les zones difficiles tout simplement parce qu’il est impossible physiquement d’apporter une aide efficace à des enfants noyés dans une masse d’élèves en grosse difficulté. Il faut nous remettre les postes de RASED, supprimés en grande partie depuis 2007. Il nous faut un maitre supplémentaire par école pour organiser de véritables groupes de besoin d’élèves et les aider du mieux que nous le pouvons. Il faut mieux former les enseignants sur la difficulté scolaire et ne plus les laisser seuls face à des enfants qu’ils ne savent pas aider. Il faut nous redonner les budgets culturels (et notamment ceux des classes à projet artistique et culturel qui sont devenus quasi-inexistants) pour que nous puissions pallier les inégalités sociales en matière de culture. Je n’ose même pas vous répondre sur vos propos de café du commerce sur le corporatisme des enseignants qui devraient se concentrer sur l’intérêt de l’enfant et pas sur leurs avantages. Cet esprit de corps s’est délité depuis des années, le gouvernement précédent ayant scrupuleusement veillé à créer des inégalités de salaires et de conditions de travail entre les enseignants… Mais heureusement, il existe encore car c’est le seul rempart que nous ayons face à l’extrême difficulté de ce que nous vivons au quotidien. Vous en doutez ? Mais venez! Venez une semaine suivre un enseignant en ZEP ou en zone violence ! Venez-voir nos conditions de travail, venez voir à quel point les enseignants sont consciencieux et donnent d’eux-mêmes (souvent financièrement) pour donner aux enfants les meilleures conditions d’apprentissages avec de moins en moins de moyens. Venez voir à quel point nous nous faisons parfois insulter par les familles et si peu féliciter par notre hiérarchie pour notre dévouement. Sealver Siliga Merci vraiment, encore une fois de pénétrer dans cette brèche ouverte et nous taper dessus de façon éhontée. Savez-vous combien d’enseignants craquent, nous qui n’avons aucune médecine du travail et aucun contrôle médical annuel pour voir si nous allons bien ? Et puisque vous avez l’air de vous préoccuper des enfants plus que nous, passez le concours, de nouvelles places sont ouvertes. Venez, nous sommes accueillants. D’ailleurs notre métier est un sacerdoce et je comprends tout à fait qu’il vous semble incongru que nous protestions contre un changement de nos conditions de travail, aucun autre corps de métier n’aurait cette idée-là ! Caecilia Renault, Bagnolet ———————————————————- Ecouter les enseignants et les parents Enseignante depuis 44 ans dont 30 ans de direction comment avez-vous pu laisser passer un tel édito non signé (ce qui veut dire que toute la rédaction est complice) tellement méprisant pour les enseignants ? Personne chez vous n’est parent d’élève à Paris ? Connaissez-vous les goûters récréatifs mis en place en maternelle connaissez-vous le recrutement des animateurs a Paris je peux vous assurer que les abonnements au Monde vont chuter … Ne nous laissez pas penser, s’il vous plaît, que vous êtes totalement acquis à la cause de M. Hollande parce qu il a laissé des avantages non négligeables aux journalistes… Il ne s’agit pas de faire paraître un témoignage de lectrice du Monde très perturbée par ce qui a été écrit. NIKE TANJUN

Renseignez-vous sur ce qui se passe, venez écouter les enseignants et parents lors de réunions qui se déroulent dans nos écoles. Les parents sont très inquiets. Vous verrez qu’ils nous font confiance. Scarpe Adidas Y-3 Le tout est de savoir exactement et en toute objectivité l’impact de la réforme sur vos enfants, sur nos élèves. Chantal Rolgen, Paris, directrice depuis 1982, enseignante depuis 1968 (uniquement un congé de maternité pas de congé de maladie salaire 2900 euros par mois, donc une vraie corporatiste fainéante…) ————————————————————————- Vous avez dit « palinodie » ? L’édito de ce matin m’a profondément heurtée comme souvent les articles sur les enseignants mais pas toujours heureusement, je prends donc illico ma plume pour vous dire mon sentiment mais surtout pour tenter d’ analyser la situation, ce que d’ordinaire, vous savez faire mieux que moi ! VRAI, les journées scolaires des enfants en France sont bien trop longues et il est temps d’y remédier. VRAI que les enseignants eux mêmes et depuis de longues années (ne vous déplaise, Monsieur ou Madame le/la journaliste, puisque les éditos ne sont plus signés), se plaignent de la fatigue subie par les élèves. VRAI que le projet INITIAL prévu par M. Peillon semblait alléchant pour ne pas dire enfin intelligent et équilibré et, VRAI que les enseignants le voyaient plutôt d’un œil serein (rappelez- vous, au début des concertations il y a quelques mois, TOUTES les organisations confondues accueillaient avec espoir cette réforme nécessaire… vous avez déjà oublié ?). VRAI, terminer la journée à 15h30 − dans le projet initial − pour commencer des activités périscolaires jusqu’à 16h30, semblait un très grand pas vers une journée qui se terminait en douceur pour tous les enfants. VRAI que le temps de « travail scolaire » perdu devait être rattrapé le mercredi matin, ce qui semblait logique. Air Max 90 Flyknit

Restait une interrogation très importante qui n’avait pas encore été débattue en ce début de projet, à savoir : activités encadrées par qui ? Financées par qui ? Les Mairies ? Les collectivités locales ? L’Etat ? VRAI, les enseignants n’ont pas été concertés lors de la dernière mouture de la réforme qui est loin d’être un « allégement » des horaires. Jugez plutôt : La journée se termine à 16 h au lieu de 16h30 . Je cite Le Monde, 23 janvier 2013, page 12: «des journées de 5h30 maximum et une demi-journée n’excédant pas 3h30». En 4 jours, les enfants travaillent donc 2h de moins, et le mercredi, on leur en remet une petite dose de 3h, voire 3h30… Faites le calcul !!! VRAI, à Paris, et seulement à Paris, les activités périscolaires (musique, arts plastiques et sport) sont assurés par des professionnels de la discipline,ce qui, loin d’être une lubie ou une particularité anormale, est une chance inouïe pour les petits parisiens, et au lieu de niveler par le bas (ah mais oui, mais non, si tout le monde avait la même chose, exactement, pas un brin de plus ni de moins, surtout pas de jaloux, mais surtout le moins parce que ça coûte moins cher, alors ce serait drôlement mieux !) ce sont les autres écoles de France et de Navarre qui aimeraient bien en avoir autant…Et, au fait, BRAVO aux instits de nos régions qui, non spécialistes, doivent tant bien que mal assurer plusieurs « jobs » en même temps, prof de sport, d’ art et de musique en plus du reste. Mais pas de souci, hein, ils ont choisi de le faire, non ? Ils n’ont qu’à assumer, c’est une vocation, non ? Bon, il leur manque le voile ou la cornette mais, quoi, qu’est ce qu’ils veulent encore ? être reconnus, considérés ? mais quelle prétention ! Qu’ils fassent leur boulot et qu’ils se taisent, qu’ils s’occupent de nos mômes à 28-29 par classe et…Quoi, vous ne saviez pas non plus, vous les journalistes zélés, que nous sommes passés en quelques années de la classe à 22-24 à 28-30 dans le primaire ? Vous avez raison, ce n’est pas un problème, vous qui avez du mal à tenir vos gentils marmots tranquilles pendant les weekends et les vacances (« vivement que l’école reprenne qu’on souffle un peu ! ») Bon, je m’égare, excusez moi, mon crayon non plus ne veut pas m’obéir. Je termine. VRAI, les enseignants exagèrent, vouloir gagner plus parce qu’ils vont travailler plus, non mais c’est un comble tout de même ! Comment ? Ah on n’est plus sous le règne de M. Sarkozy et de sa bande ? Je me disais aussi… Catherine Mottier, Fougères (Ille-et-Vilaine), prof d’anglais retraitée, mère de 3 enfants, grand’mère de 5 petits enfants ————————————————————————————— Les enseignants, ces monstres d’égoïsme… J’ai lu avec surprise d’abord, colère ensuite, l’éditorial du Monde en date du 23 janvier 2013. Comment un journal sérieux, objectif , peut-il s’engouffrer dans une explication de la journée de grève des enseignants parisiens digne du Café du Commerce : « les enseignants sont des privilégiés, de surcroît corporatistes.» Notre éditorialiste conduit-il chaque matin ses enfants dans une des 622 écoles parisiennes ? Si oui, il ne peut ignorer la réalité du fonctionnement de ce temps dit « périscolaire » c’est-à-dire du temps où les élèves ne sont plus avec leurs enseignants mais toujours au sein de l’école. Ce temps est assumé , dans une large mesure par des vacataires, non formés, de passage pour la majorité d’entre eux, en attente d’un réel emploi. M. Peillon a un projet : raccourcir la durée de la journée de classe en allongeant la semaine jusqu’à 4 jours et ½. Contrairement à ce qui se dit, à ce qui s’entend, les enseignants y sont favorables. L’objet de leur inquiétude, c’est le manque de qualité, de contenus de ce temps périscolaire qui doit, chaque jour, s’allonger de 45 mn. L’enveloppe budgétaire prévue est maigre au regard des besoins : former des intervenants culturels et sportifs , prévoir des lieux, des installations, des matériels pour permettre la mise en place de ces activités nouvelles qui doivent être source d’enrichissement pour nos enfants, pour nos élèves aussi. Car n’oublions pas que l’école, la classe, sans être des sanctuaires, doivent rester des lieux d’enseignement. Claudine Leclerc Raybaud, Paris ————————————————————————————- Information partielle et partiale Ce courrier m’a coûté, j’espère que vous prendrez le temps de le lire attentivement. Je suis simple professeure des écoles à Paris, de ceux qui tiennent (tenaient ?) Le Monde en haute estime, de ceux, aussi, qui faisaient grève le 22 janvier. Pourtant, je suis pour la semaine de 4,5 jours et même pour le raccourcissement des grandes vacances (contre révision de nos salaires), comme beaucoup d’autres PE. Ce contre quoi je m’élève, comme mes collègues, sont les conditions de ce changement. Je suis navrée de constater à quel point les informations relayées sont partiales et partielles. Vous oubliez de stipuler, dans votre article, que les journées des élèves (L, M, J, V) au sein de la collectivité ne seront pas plus courtes (ni celles des PE par la même occasion) puisque le projet est d’allonger la pause méridienne. Déjà trop longue, mal encadrée par un personnel non formé, elle est génératrice de stress, de cris, d’énervements et d’accidents divers (consultez les statistiques des assurances scolaires à ce sujet), elle sera allongée de 45 minutes quotidiennement. Quand la mairie de Paris n’arrive pas à assurer l’encadrement élémentaire aujourd’hui comment croire qu’elle sera en mesure d’organiser des activités éducatives demain comme elle le prétend ? Et nous, enseignants (excusez moi de parler aussi de moi… quel égoïsme !), qu’allons-nous faire de cette pause interminable durant laquelle nous n’auront pas accès à nos classes occupées. Qui accepte à salaire égal de rester 45 min de plus sur son lieu de travail chaque jour ? Par ailleurs, comme presque tous les enseignants parisiens, faute de moyen, je n’habite pas Paris et ma commune de banlieue n’appliquera la loi qu’à la rentrée 2014. Travailler le mercredi m’obligerait donc à mettre mes enfants au centre aéré, soit une perte sèche de 150 euros par mois (sur un salaire qui n’atteint pas 2000 euros net), pour qu’ils soient laissés à leur ennui dans un préau vide approximativement surveillés par un personnel désinvesti 45 min de plus par jour (je vous invite dans les écoles à constater par vous même l’organisation des temps périscolaires)… Ça laisse songeur ! Je vous épargne le couplet sur l’aggravation des inégalités sociales : certaines communes pourront financer des activités éducatives vraies, mais toutes les autres…. Je dis oui aux quatre jours et demi, si mes journées sont réellement écourtées, si je n’ai à déplorer aucune perte de salaire. Ce que je ne souhaite pas pour mes enfants, je ne le souhaite pas non plus, pour mes élèves, est-ce du corporatisme ? J’espère que ces quelques informations complémentaires vous auront éclairé, je suis disponible pour répondre à d’éventuelles questions. Je serai rassurée si ce témoignage pouvait être publié pour informer honnêtement le public sur ce qui nous pousse à faire grève. Je ne sais encore si je vais renoncer à la lecture du Monde pour me préserver de la colère (mauvaise conseillère) ou continuer de le lire dans l’espoir d’y trouver un signe de sympathie à l’égard d’une corporation bafouée. NB : Vous évoquez dans votre article, la particularité parisienne des PVP, la présentant comme un privilège et laissant entendre par là que les enseignants parisiens travaillent moins. Mon inspection, à juste titre, exige que nous soyons toujours en présence d’élèves. Durant les heures de PVP, moi et mes collègues assurons la classe auprès d’une partie des élèves. Lorsque la moitié de ma classe est avec un PVP, je mène des expériences scientifiques avec l’autre moitié, entreprise pédagogique impossible avec 30 élèves. Les PVP sont donc un privilège, d’abord pour les élèves mais pas un cadeau pour les enseignants. Dans l’attente, d’une improbable réponse. Je suis triste et déçue de l’image négative et injuste que vous donnez de nous. En colère aussi. Veuillez agréer mes salutations distinguées, Marianne Pidoux, professeur des écoles en école élémentaire, Paris ————————————————————————————————– Etriquée et lamentable… les conditions d’accueil de nos enfants Je suis abonnée au Monde depuis des décennies et n’envisage pas encore de rompre cet engagement bien que l’éditorial titré « l’école ou le triomphe du corporatisme » m’ait véritablement scandalisée. Aussi bien aimerais-je revenir sur l’argumentaire déployé en première page, reposant sur la dénonciation d’un prétendu corporatisme, obstacle à une réforme de bon sens et de bonne volonté, accusation reprise en termes encore plus désobligeants dans l’article central puisqu’il y est question de « l’égoïsme des adultes », entendons des enseignants qui, forts de leur capacité de nuisance, à savoir la grève , sacrifient le bien-être des élèves qui ne manifestent ni ne font grève, eux ! De quoi parle-t-on ? D’un ajustement a minima en terme de coups et d’investissement pour l’Etat qui dans la réalité, risque de se traduire par exactement le contraire de ce que cette partie de la réforme ambitionne, à savoir alléger les journées de classe . L’intention est louable et fait miroiter un monde scolaire harmonieux : les élèves quitteraient plus tôt l’école , voire à la même heure , mais une partie de leur temps serait consacré à des activités aussi éducatives qu’ épanouissantes ; les impératifs d’une chronobiologie enfantine toujours bafouée seraient enfin respectés puisque on alternerait temps scolaire proprement dit et temps récréatif, tandis que la pause de midi consacrée à ce dernier serait allongée , ce qui entre autres avantages permettrait aux enfants de quitter l’école sensiblement à la même heure pour le grand soulagement des parents an quête de mode de garde peri scolaire . Et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possible . Hélas, la réalité est tout autre et je vais vous la décrire. Contrairement à l’auteur de l’éditorial, je ne parlerai que de ce que je connais : le premier degré et particulièrement la maternelle en zone urbaine. Pour un certain nombre d’élèves, l’école commence avant neuf heures par un accueil matinal à la charge des communes ; la matinée scolaire, trois heures d’apprentissages variés et non moins rigoureux qu’un maître (et un seul: pas d’assistant d’aucune sorte contrairement à certaines légendes urbaines bien ancrées) dispense à un groupe d’élèves pouvant aller jusqu’à 30, se termine vers midi. Une toute petite minorité d’enfants (entre zéro et cinq), rentrent à la maison déjeuner et le cas échéant se reposer un peu de la vie en collectivité ; les autres déjeunent dans des cantines bruyantes et surpeuplées, encadrés par des animateurs de bonne volonté mais pas toujours formés (les communes emploient souvent des vacataires en plus d’un personnel qualifié : ainsi dans ma commune, un monsieur déjà un peu âgé a surveillé la cantine avant d’être embauché à la voirie comme balayeur…) . Après le déjeuner, les enfants jouent dans la cour ou sont regroupés, en cas de mauvais temps, dans un préau à raison de plusieurs dizaines (dans mon école maternelle de quatre classes une centaine d’enfants sont concernés), assis par terre en tailleur devant une vidéo. Bien sûr on pourrait imaginer, et c’est certainement ce que le ministre a fait, des activités par petits groupes toutes plus intelligentes et créatives les unes que les autres : encadrées par qui ? Dans quels locaux ? Pendant ce temps imaginez les enseignants, ces monstres d’égoïsme qui après avoir en amont préparé leur classe à la maison pendant le week-end, profitent de la «pause méridienne» pour installer matériellement les activités de l’après-midi, ce qui, en maternelle, nécessite pas mal de temps et beaucoup de soins : pas question donc pour eux d’ouvrir les classes à des activités périscolaires à ce moment-là. cheapest ffxiv gil La classe reprend avec des élèves qui ont vécu cette fameuse pause méridienne dans l’excitation et le bruit. L’instituteur aura soin de ménager un moment de calme et de détente après le retour dans les classes ; ce qui, soit dit en passant, n’est pas toujours bien vu de la hiérarchie (pensez donc , un temps mort !). La classe reprend cahin-caha, avec des élèves de moins en moins attentifs et de plus en plus irritables car fatigués. A 16H30, pour un certain nombre, c’est la quille, pour beaucoup la « garderie » jusqu’au soir. Oui, nos élèves subissent des journées d’école épuisantes et que leur propose-t-on ? Accroître encore l’amplitude du temps scolaire sous prétexte d’activités éducatives que personne en l’état actuel n’a les moyens d’assumer : car ce n’est pas en créant quelques postes d’animateurs qu’on résoudra le problème d’un encadrement exigeant, et à moins de construire dans chaque école des locaux adaptés, nos élèves continueront à se bousculer et à s’entasser dans les mêmes lieux, avec en prime une demi-journée supplémentaire, le mercredi matin . Non cher Monsieur ce ne sont pas les enseignants qui font preuve d’une mentalité «étriquée et lamentable» mais bien plutôt les conditions d’accueil de nos enfants qui le sont ! Oui, la réforme des rythmes scolaires est très étriquée : des journées toujours aussi longues avec des moyens toujours aussi indigents et pour les enseignants un temps de mobilisation sur les lieux plus important, sans aucune compensation ni salariale ni en termes de conditions de travail ! Que Monsieur Peillon s’engage sur l’allègement des effectifs ! En maternelle 20 élèves par classe serait une avancée bien plus significative que ce bricolage autour des rythmes scolaires ! Qu’il généralise la mesure du « plus de maîtres que de classes » pour travailler en petits groupes. Et pas seulement dans les zones où la marmite sociale menace d’exploser mais dans toutes les école ! Alors, j’en fais le pari , ces réformes ne provoqueraient ni protestation ni grève mais rencontreraient l’assentiment sans réserve des enseignants. Mais avouez qu’il y faudrait davantage de volonté, et bien plus de moyens humains et matériels que ce que requiert la réformette aux effets pervers qu’on nous propose. Quant au ton blessant, voire infamant, que votre journal a cru bon d’adopter dans cet éditorial, permettez-moi d’y répondre en vous conseillant, la prochaine fois, d’enquêter sur le terrain avant de parler et de ravaler un peu votre morgue. NIKE TENNIS CLASSIC ULTRA FLYKNIT

Salutations encore passablement irritées, Martine Lascar, institutrice en école maternelle, Montreuil ———————————————————————————- Oui, nous sommes en colère Je suis enseignante à Paris et scandalisée par la lecture de votre édito. La seule raison, qui me vient à l’esprit, face à ce résumé à l’emporte-pièce est que la polémique est un moyen de faire vendre comme un autre ! Comment pouvez-vous prétendre que tous les acteurs concernés ont été consultés alors que ni parents ni enseignants n’ont eu voix au chapitre sur les rythmes scolaires ? Pensez-vous que les enseignants font cette démarche uniquement en pensant à leur grasse matinée du mercredi matin ? Non, c’est justement en pensant au rythme des enfants, que nous côtoyons quotidiennement, que nous pensons que cette réforme est mauvaise. Surtout lorsqu’on apprend que la « réduction » de la journée se résumera à allonger la pause méridienne pour les Parisiens, sans connaître les modalités d’application ! Par qui les enfants seront-ils pris en charge, par les surveillants de cantine qui ne reçoivent aucune formation pour accueillir les enfants mais, comme leur fonction l’indique, ne sont là que pour « surveiller » ? Pour quelles activités en maternelle ? Où, je vous le rappelle, nous menons des activités sportives et artistiques sans l’aide de PVP. En élémentaire, les PVP permettent aussi une autre organisation de la classe en petits groupes et un travail différent avec l’enseignant. Oui, nous sommes en colère, non par esprit de corps et par frilosité comme vous le martelez mais parce que nous attendions une réforme plus structurelle et plus réfléchie de notre système éducatif. Cette incessante remise en cause des rythmes scolaires nous parait, à nous enseignants, être une opportunité pour ne pas s’attaquer aux vrais sujets et vous, médias vous semblez tomber dans le panneau. En outre, à Paris, M. Delanoé se garde bien de nous concerter et de communiquer sur les mesures d’application de la réforme. Adidas Harden 2.5 On nous propose juste, si nous avons des idées, d’animer des activités péri-scolaires, à l’heure où nous avons nos élèves ! Alors oui, nous sommes en colère et déçus et si l’on étudie vraiment la question, sans la survoler comme vous semblez le faire, l’on comprend pourquoi. Christelle Cournut, enseignante à Paris ———————————————————————————————   Rappel de définition : «Le corporatisme désigne, de manière péjorative (1), l’attitude consistant à défendre les intérêts de sa corporation, de sa caste ou de son groupe social. C’est le cas lorsqu’un groupe puissant, ayant un comportement s’apparentant à celui des corporations de l’Ancien Régime (contrôle des recrutements par exemple), parvient à faire pression sur les pouvoirs économiques, sociaux et politiques et à contrôler leurs décisions au bénéfice de ses adhérents (2), plutôt qu’à celui de l’intérêt général (3).» (1) Merci pour cette attaque en règle consistant à tirer à boulet rouge sur les enseignants de plus en plus dénigrés par la société. Société qui se tourne vers l’école pour solutionner tous les problèmes que les différents gouvernements n’arrivent pas à résoudre ni même à cerner !! (2) Oui je dois finalement être corporatiste car je suis plutôt fière de vouloir faire pression sur les pouvoirs et contrôler leurs décisions au bénéfice de mes adhérents car il me semble que dans le cas présent, je me bats pour le bénéfice de mes élèves (ainsi que de mes enfants) même si cela va de pair avec mes propres intérêts puisqu’il s’agit pour chacun de pouvoir enseigner et apprendre dans les meilleures conditions possibles. Ce que la réforme que vous encensez ne semble à aucun moment prendre en compte !! (3) A mon sens il me semble plutôt que cette réforme contre laquelle nous nous battons ne défend que l’intérêt particulier et l’ambition de certains politiques !!!! En bref je suis scandalisée et outrée par votre article. Je suis depuis 15 ans face à mes élèves et jamais je ne me suis sentie aussi attaquée par le « corporatisme » des médias !!! Je pense que je ne rachèterai pas votre journal de si tôt !!! Fanie Battioni, une institutrice (ou professeur des écoles) encore un peu fière de l’être !!! ———————————————————————————————– La réforme oui, mais pas à nos frais Dans l’éditorial du Monde du 23 janvier, vous faites un constat assez juste de la nécessaire évolution des rythmes scolaires de l’enfant, dont, à vous lire, les enseignants n’auraient cure, centrés une fois de plus sur leurs intérêts corporatistes. Il ne me semble pas que vous vous montriez aussi virulent, lorsque vos confrères de France 3 manifestent contre la nécessaire remise à plat de leur entreprise. Mais sans doute ne font-ils pas là, malgré des conditions d’exercice et de paie avantageuses − à la charge de l’Etat faut-il le rappeler…−, preuve du même «corporatisme étriqué» que les instits. Je suis instit, j’enseigne quant à moi avec plaisir et, comme la plupart de mes collègues non parisiens, toutes les matières, y compris la musique, les arts plastiques et l’éducation physique. Et je ne suis pas opposée à re-travailler, comme vous le dites si bien, une demi-journée de plus. Ce qu’il faudrait rappeler, pour que vos lecteurs comprennent ma colère, c’est le coût des déplacements pour beaucoup d’instituteurs de province (eh oui, 90km par jour avec autoroute, ça a un coût, à notre charge) et l’indécente différence de traitement entre les enseignants du premier et du second degré qui, elle, ne semble choquer personne. Trois heures de cours le mercredi, c’est encore ça de rogné sur un salaire qui, croyez-moi, n’a rien de mirobolant. C’est ce sentiment de mépris de notre situation qui est exaspérant. La réforme oui, mais pas à nos frais. Mais c’est sans doute encore une considération de corporatiste « lamentable »… Simone Bellifa, Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie) ————————————————————————————- Enseigner à Paris sans pouvoir s’y loger… «Lamentable et étriqué» : depuis plus de trente ans que je lis régulièrement votre journal, j’ai rarement lu de tels propos, étonnamment outranciers. En quoi ces termes épidermiques peuvent-ils s’appliquer à la grève des instituteurs parisiens, suivie à 90% ? Cette grève ne révèle-t-elle pas une fois de plus l’absence de dialogue et de communication du gouvernement vis-à-vis de ses propres salariés ? En quoi est-ce lamentable de défendre des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader ? Et ce, pour un salaire fort modeste qui ne permet certainement pas aux instituteurs des écoles parisiennes de se se loger dans la capitale. Savez-vous ce que représente dans leur budget, le manque à gagner d’une journée de grève ? Quant au sous-entendu induit par le terme « corporatisme », selon lequel les professeurs des écoles seraient indifférents au sort des enfants qui leur sont confiés, il est révélateur d’une méconnaissance profonde de leur engagement au quotidien et de leur déontologie. La preuve en est que les parents qui les côtoient régulièrement les soutiennent massivement dans leurs actions. Odile Diot, Toulouse ——————————————————————————————- Enseigner, réformer… missions impossibles ? Laissez-moi tout d’abord vous dire que NON un enseignant ne pense pas à son statut avant l’intérêt de ses élèves et ce pour deux raisons : la première parce que s’il enseigne c’est qu’il espère, à son petit niveau, faire avancer les choses vers un monde meilleur ; la deuxième parce qu’il sait d’expérience que des enfants reposés lui permettent d’accomplir sa mission dans des conditions d’exercice plus sereines. Je tiens donc expressément à vous informer que le mépris à l’égard des enseignants que vous avez les uns et les autres exprimé ces derniers temps dans la presse m’a particulièrement choquée ! Et me semble totalement déplacé… N’avez-vous donc pas davantage d’arguments pour soutenir votre décret ? Pour ma part, OUI à la réforme des rythmes scolaires mais pas celle-là… Réfléchissez encore un peu et nos élèves y gagneront ! Et profitez-en pour lier à cette réflexion d’autres points à améliorer d’urgence : les effectifs doivent diminuer dans nos classes, les réseaux d’aide doivent être remis en place, nous devons avoir des alternatives solides pour aider les élèves en difficulté… OUI à une réforme pensée des rythmes scolaires mais NON, NON, et encore NON à la façon dont la mairie de Paris choisit de mettre en place ce décret ! Allonger la pause méridienne à 2H45 est une aberration sans nom : les enfants cumuleront 1h de réfectoire relativement bruyante et 1h45mn de « pas grand chose »… les taux d’encadrement actuels et les configurations des locaux ne permettant à l’heure actuelle de ne proposer le midi que peu de choses à part du temps en cour de récréation… Nike Tennis Classic Je suis profondément convaincue que ce n’est pas en allongeant ce temps intermédiaire que nous favoriserons les apprentissages de nos élèves ou leur repos… D’autant plus que la mairie, visiblement incapable de faire face à l’inévitable exigence de recrutement liée à ces changements, envisage de changer le taux d’encadrement des enfants par les animateurs au détriment… des enfants ! Il est évident que tout ceci a encore besoin d’être pensé ! L’école n’est pas à un an près pour engager sa refondation en profondeur et selon différents axes complémentaires et indissociables.

Guide COMPLET (?) de l’enseignant débutant

Une bouée de sauvetage ?

Certaines Inspections académiques diffusent un petit guide gratuit pour les enseignants débutants, élaboré l’année dernière par l’Inspection académique du Val de Marne. Jonathan Allen Alabama Jersey

Il est présenté comme « COMPLET ». Air Jordan 13 Homme

Du moins, c’est le titre donné au fichier pdf qui se propage sur internet. AJ 12 OVO NIKE CORTEZ

Pour être tout à fait honnête, il faut préciser que la couverture du document se contente du titre « Quelques outils pour débuter dans la classe ». nike air max 1 rose noir et blanc Bien entendu, au départ, il y a une intention louable. Les auteurs ont tenté de jeter une bouée de sauvetage aux jeunes enseignants que l’Education nationale a eu l’inconscience et le culot de lancer dans le flot d’une classe sans formation. nike air max 2017 pas cher homme On voit bien, par exemple dans le chapitre consacré à la gestion d’une classe hétérogène (p.16), que l’idée de départ, généreuse et désespérée, est de parer au plus compliqué et de fournir quelques pistes de travail aux débutants au bord de la noyade. Mais présenter ce guide comme complet me semble assez grave. D’une part parce que, bien évidemment, l’apprentissage du métier d’enseignant est difficile, complexe et ne peut se résumer à la lecture de quelques recettes (le guide parle de « ficelles » du métier, p.11). Soldes Nike Pour Homme D’autre part parce que ce qui s’exprime dans les choix et le contenu des informations fournies ne fait pratiquement référence qu’à l’éternelle méthode traditionnelle. Nike Benassi

Un outil assez pauvre

Bien sûr, personne ne pense qu’il suffise de quelques recettes de cuisine pour faire un bon cuisinier. Nike Air Max 2017 Dames wit Alors comment quelques « ficelles » pourraient-elles suffire pour savoir • faire des choix pédagogiques documentés et adaptés aux élèves, • aborder un groupe d’enfants avec suffisamment de confiance pour leur transmettre cette confiance (en l’enseignant et en eux-mêmes), • créer dans la classe une atmosphère sereine propice aux échanges et aux apprentissages, • éveiller l’envie d’apprendre des enfants et ne pas inhiber leurs initiatives, • faciliter le travail de chacun avec rigueur tout en restant ouvert aux événements extérieurs ou intérieurs à la classe susceptibles de fournir matière à l’éducation, • adopter une attitude appropriée dans les situations de crise, • s’organiser dans son propre travail de préparation et de documentation, etc. adidas y3 hombre Nike Air Max 2016 HerenGeorgia Bulldogs pour ne citer que quelques unes des innombrables composantes du métier d’enseignant ? Et comment interpréter le fait que les expressions « pédagogie active », « pédagogie de contrat », « pédagogie de projet » ne soient présentes nulle part dans le document, mais que le mot « punition » revienne 12 fois, « sanction » 8 fois, « maîtrise » 11 fois, « gestion » 16 fois… Arizona State Sun Devils Jerseys ? Ce que l’on conseille ainsi implicitement aux débutants, c’est la posture magistrale de l’enseignant qui dispense un savoir, maîtrise sa classe et en évite les débordements. Maglia Larry Bird

Un outil contestable

Si le guide est présenté comme complet, en cas d’échec, le débutant se sentira seul coupable. Virginia Tech Hokies Or on ne l’aura pas réellement préparé à sa tâche. A.J. McCarron – Alabama Crimson Tide Fjallraven Kanken Mini Et on ne lui aura pas donné l’occasion d’expérimenter par lui-même dans de bonnes conditions, sans le stress du travail seul face à une classe. New Balance 997.5 mujer C’est exactement la même attitude que dans le pire enseignement traditionnel : on donne un bagage d’informations à l’enfant. adidas superstar rose gold femme new balance 997 on sale A lui de les faire siennes comme il peut et d’être capable de les utiliser non seulement pour réussir les sacro-saints contrôles mais aussi pour s’en servir dans la vie. S’il échoue, c’est de sa faute. L’intention de départ était donc louable…

Une expérience lumineuse
de Montessori dans le public

Je n’ai presque pas de commentaire à faire ! Allez voir ici et regardez la vidéo de l’école de Gennevilliers : Montessori dans une maternelle du public Juste un détail… adidas ultra boost uomo nike air max chaussures qui a son importance. adidas xcs 6 femme On insiste pas mal, dans la vidéo, sur le fait que les enfants lisent « avant l’âge », ou s’approprient « rapidement » les mathématiques. AIR MAX LD-ZERO Il me semble que c’est un peu risqué à deux points de vue. Yeezy 350 Boost D’abord parce qu’il ne faudrait pas que les parents qui se tournent vers Montessori le fassent pour que leur enfant soit le premier, ou le plus rapide, ou quelque chose de ce genre (vieille rengaine !). nike air max 2017 femme rouge Nike Air Max 90 Dames Ensuite parce qu’il faut toujours penser au rythme de l’enfant lui-même. Nike Air Foamposite Golden State Warriors

Il est quasiment certain que l’institutrice qui a mené ce travail n’a pas poussé les enfants. fjallraven kanken mini (enfants) 7 L Air Flight 89 On sent trop, tout le temps, l’intelligence de sa pratique pour cela ! Mais cela peut donner envie de le faire. NIKE FLYKNIT LUNAR3 Nike Air Max Thea Heren wit

Et ce n’est pas bon : ils doivent pouvoir évoluer tranquillement. nike air max 90 pas cher ADIDAS NMD

En brûlant les étapes, on saute des phases importantes de la maturation et de l’appropriation. Canotte Brooklyn Nets chaussures homme adidas adi racer Un dernier point : cette petite fille qui, maintenant qu’elle sait écrire, passe des journées entières à le faire… Nike Air Max 90 Heren rood

nike tn pas cher ne serait-ce pas mieux si elle écrivait ses propres textes que de copier des livres ? La créativité est aussi importante que les compétences ! NB : Les photos sont des captures de la vidéo.