La puissance des « dys » ou les talents cachés des enfants

Faire confiance

Ce n’est pas parce qu’un enfant ne « peut » pas accomplir un travail scolaire, qu’il n’est pas doué pour la matière qui le met en difficultés. Dans un milieu porteur qui encourage la pédagogie active, tous les enfants peuvent réaliser un travail (« leur » travail) qui va bien plus loin que nous ne l’aurions espéré.

Cette lettre d’un enfant cumulant des « dys » montre à quel point on peut avoir des difficultés avec le langage mais aimer jongler avec les mots. Il s’agissait de participer à un concours. Théo a mis tant d’énergie à ce travail, à chercher du vocabulaire et des informations, à peaufiner ses phrases, à se mettre dans la peau du personnage, qu’il a gagné le prix spécial du jury. Il a joint une version manuscrite de sa lettre, sa première lettre malgré des difficultés d’accès au langage écrit.

La lettre de Théo

LETTRE D’UN MAQUISARD / Concours organisé par le Musée de la Résistance de St Brisson

A Saulieu, le 7 juin 1944

Cher Louis,

Je t’écris depuis l’église de Saulieu, où on se canfouine en haut du clocher pour voir où sont les Boches. Ils nous ont envoyé de ces cigares, énormes, et à notre tour, on leur a renvoyé des obus. Un sacré marmitage !

Depuis ma planque, je vois toutes les maisons se faire bombarder, les routes sont devenues un champ de mines, trop dangereux… Dès qu’un cigare arrive, tout explose. L’église est en piteux état, les bancs sont détruits et notre Jésus planté en haut de l’autel a bien du mal à nous protéger. L’oratorium s’est cassé la margoulette !

J’ai dégommé les gaspards à la mitraillette lourde, ils venaient me piquer ma nourriture, qui n’était déjà pas terrible, on a mangé des musiciens en boîte, comme chaque jour. Si tu savais comme je rêve d’un petit caoua, bien tranquille !

Au fur et à mesure que j’écris cette bafouille, les Allemands se calment. Dès que j’aurai fini de t’écrire, je pousserai deux ou trois coccinelles au fossé avec ma Traction, pour ne pas que les Boches puissent redémarrer, et je mettrai un peu de sucre dans leurs réservoirs à essence. Je dois me dépêcher avant qu’une beurrée arrive, je vois déjà des nuages noirs arriver.

Est-ce que pour toi la guerre n’est pas trop dure ? Toi qui es en Normandie, peux-tu me dire si le débarquement s’est bien passé ? C’est le jour J, et j’ai la treuffe, car je sais que nous allons enfin nous faire aider. Cette guerre sans fin est en effet terrible, et ça devient de plus en plus dur pour trouver de la nourriture. C’est pour ça que j’ai quitté le maquis, afin de trouver refuge dans l’église. Jusqu’à aujourd’hui, j’étais en planque en lisière de forêt, près de la montagne de Bard.

Il me semble voir la Gestapo arriver, je te laisse, en espérant que l’aéropostale te transmettra bien ma lettre.

Vivement la fin de la guerre, qu’on puisse se revoir !

Ton fidèle ami,

Léon

Article de Vanessa Toinet

La méthode naturelle d’apprentissage de la lecture

Ce texte émane de mes très heureux souvenirs d’enfant à l’école Freinet. Sylvia Dorance

Partir du texte des enfants

Nous étions tout un petit paquet, debout devant le tableau, certains se tenant par le cou ou la taille, d’autres sautillant d’un pied sur l’autre d’excitation, d’autres encore sur la pointe des pieds ou même, pour les plus petits, perchés sur des chaises, tendus vers le texte écrit en très gros et en lignes bien espacées, sur une grande affiche bleue. Nous avions tous le nez en l’air car l’Education nationale posait les tableaux trop haut. Madame avait pourtant essayé de palier l’inconvénient en punaisant le plus bas possible ce qui captait notre attention du jour.

Le texte affiché, c’était celui de l’un d’entre nous, écrit librement pour raconter un événement sans doute très fort puisqu’au vote du matin il avait fait l’unanimité. La grand-mère de Laurent avait plongé comme un joueur de rugby, tout tablier en avant, pour capturer un lapin sauvage qui s’attaquait à ses carottes. Martine avait reçu un fossile d’ammonite envoyé par son cousin (le fossile en question trônait sur une table dans un coin de la classe, promesse de toutes sortes de manipulations, recherches, dessins). Les pompiers étaient venus chez Hervé pour emporter son grand-père à l’hôpital : Hervé balançait entre la tristesse pour le grand-père et le bonheur pour le camion rouge. La fontaine du village coulait plus fort que d’habitude et Sylvie faisait des rêves de navigation échevelée. Les textes libres ! Une mine. L’élue du jour, c’était la grand-mère rugbywoman.

Collaborer pour apprendre

Luc et Louise avaient reconnu la première lettre de leurs prénoms respectifs ici. Et là, et là. Pierre avait remarqué qu’à cet endroit précis, c’était bien un L, mais qu’il n’était pas en majuscule comme pour Luc et Louise. Chacun avait alors cherché SA lettre. On avait aussi repéré toutes les majuscules. Celles qui marquaient des débuts de phrases car elles étaient précédées d’un point. Et les autres. La structure du texte se dévoilait progressivement. Au fur et à mesure, Madame entourait ce que le groupe de mini-détectives avait ainsi découvert de connu. Petit à petit, l’affiche se couvrait de cercles, de flèches reliant des lettres, des syllabes ou des mots « pareils ». Puis elle posait des questions sur les mots presque entièrement lus. A la fin, le groupe arrivait à lire tout le texte, dans l’ordre, et avec tout son sens.

Qui avait lu quoi ? On ne s’en occupait pas. Qui savait mieux lire que d’autres ? Personne ne s’en souciait. Qui n’avait pas ouvert la bouche mais seulement écarquillé les yeux et les oreilles pour préparer son propre plongeon dans la lecture, un jour prochain ? Nul n’y avait fait attention. Le groupe avait lu. Et tous savaient ce qui était écrit. Chacun comprenait très bien que les lettres représentaient les sons de nos paroles, qu’ensemble elles formaient des mots qui voulaient dire quelque chose, et que ce texte, si nous le laissions de côté jusqu’au lendemain ou même l’année prochaine, nous permettrait de retrouver exactement la même histoire car il était un moyen de la conserver et de la transmettre.

Le rôle de l’enseignant

Bien sûr, Madame avait repéré au passage les avancées ou les difficultés de tel ou tel enfant, ce qui lui permettrait, lors des travaux individuels, d’adapter à chacun ses conseils et ses pistes de travail. Elle gardait le cap de la progression de chaque enfant. Elle gardait la trace, sur ses tableaux de suivi, de chaque nouvelle acquisition individuelle. Mais c’est par la coopération et l’émulation que le groupe tout entier avançait dans l’apprentissage de la lecture, comme un petit train plein d’énergie, tiré par les plus à l’aise et remorquant ceux qui n’en étaient qu’aux premières découvertes. Nous aimions apprendre à lire. Il n’y avait aucun stress, aucune fierté particulière, aucune humiliation non plus, aucune compétition. Nous ne nous occupions que du seul but qui importe dans l’apprentissage de la lecture, comme dans celui de la parole ou de la marche : découvrir, comprendre, apprendre, maîtriser, et enfin jouir des immenses possibilités offertes par cette nouvelle compétence.

Améliorer la société

Cette coopération s’exerçait dans tous les domaines. Elle est l’un des points forts de la pédagogie Freinet mais est aussi encouragée dans d’autres pédagogies actives. Il ne s’agit pas d’une coopération imposée par des leçons de morale mais suggérée et vécue quotidiennement, agréablement, sans qu’il soit besoin de la théoriser. Elle s’applique dans le tutorat d’un enfant avec un plus jeune ou un moins talentueux dans un domaine précis, qui peut à son tour apporter son soutien dans un domaine où il excelle. Les enfants apprennent aussi très vite que la coopération permet de réaliser des tâches insurmontables seul ou de parvenir à un résultat bien plus riche et abouti que lorsqu’on réfléchit isolé. Ils vont naturellement demander de l’aide lorsqu’ils en ont besoin, gagnent du temps, comprennent plus vite. Ils deviennent plus conscients des autres, plus empathiques, plus simplement généreux et partageurs.

Vous imaginez la société qui résulterait d’une telle éducation si elle concernait non pas de petits groupes mais tous les enfants, génération après génération ? Sans faire d’angélisme, le simple bon sens permet de comprendre que, par exemple, la vie des entreprises en serait transformée. Le partage des biens et des services aurait forcément une tout autre allure. L’open source serait une évidence. La juste répartition des responsabilités et l’équilibre des rémunérations aussi.

Voir aussi  :

https://ecole-vivante.com/pedagogie-freinet.html

Montessori : Les grands récits. Points forts pédagogiques

Un repère pour l’enfant

Les cinq grands récits fournissent une trame, une suite de repères. Ils ne sont en aucun cas des leçons (bien entendu, il ne doivent pas faire l’objet d’évaluations !). Ils sont au contraire – critère innovant ! – un outil d’éveil de la curiosité. Ils peuvent même servir à réveiller cette curiosité chez certains enfants chez qui elle a déjà été émoussée pour diverses raisons. Ils constituent le pivot chronologique sur lequel vont s’articuler toutes les investigations et tous les apprentissages ultérieurs : astronomie, géologie, climatologie, étude de la nature et du vivant (botanique, étude des écosystèmes, zoologie), préhistoire, histoire, étude des civilisations, des langues, géographie…

Un outil pour l’interdisciplinarité et la pédagogie active

Il sont également un outil d’interdisciplinarité tout à fait adapté à la pédagogie active, où les enfants font du français en écrivant sur la reproduction des manchots empereurs, du calcul en convertissant en kilomètres la dimension de notre galaxie exprimée en années-lumière ou en matérialisant la taille phénoménale de certains dinosaures, etc. Ils ouvrent sur une culture bien plus vaste que celle, “prémâchée”, des manuels. Par les grands récits, on permet à l’enfant de classer par rapport à lui-même, dans l’espace et dans le temps, tout ce qu’il découvre : les éléments les plus lointains et anciens (étoiles, galaxies, dinosaures, Homo erectus…) comme les plus proches et récents (géographie de la France, histoire de la deuxième Guerre mondiale…). Il devient le point de repère fixe. Il sait où se situer et où situer tout le reste.

Une source de motivation

Pour tirer un bénéfice maximum des grands récits, vous devez vous préparer aux élans explorateurs des enfants, être disponible et encourager ceux qui posent des questions à entreprendre eux-mêmes des recherches, seuls ou en petit groupe, dans des livres, sur internet, etc. nike dunk 2007 On comprend immédiatement à quel point il est important de mettre à leur disposition une bibliothèque riche et abondante, de leur permettre l’accès à internet (en prenant les précautions nécessaires, bien sûr, que permet l’utilisation de la fonction de contrôle parental !), de les emmener dans les musées et de leur donner la possibilité de s’immerger le plus souvent possible dans la nature. L’environnement préparé doit aussi comporter une collection de fossiles et de minéraux, un aquarium, un herbier à enrichir, un globe Montessori rugueux, un globe plus classique, un atlas, etc. Les fossiles et autres trésors naturels (roches volcaniques, etc.) peuvent servir de déclencheur ou, à l’inverse, de prolongement aux grands récits. Idéalement, l’école devrait se trouver dans la nature. Certains enfants choisiront peut-être d’orienter leurs recherches vers l’histoire des sciences et les découvreurs, ce qui va avec l’idée montessorienne des héros et des personnages à qui s’identifier. Tout cela servira à alimenter l’immense, voire l’intarissable curiosité que l’on aura fait naître grâce aux grands récits.

Erdkinder : Montessori pour les 12-15

L’adolescent : en déséquilibre permanent

Conflits, ennui, désintérêt, incompréhension, absentéisme, parfois même rupture du dialogue, violence, fugue, gestes désespérés… même lorsque tout semble bien se passer, le mal-être est parfois caché. L’adolescence est une période bien difficile pour les jeunes eux-mêmes, pour les parents, pour les enseignants.
Force est de constater que la pédagogie traditionnelle gère la crise plutôt qu’elle ne propose des solutions satisfaisantes pour tous. Maria Montessori part du principe que tout cela n’est difficile que parce qu’on n’offre pas assez aux jeunes adolescents, qui sont en plein changement et questionnement, ce dont ils ont réellement besoin.

Une réponse originale, humaine, d’une remarquable intelligence

La réponse de Maria Montessori aux paradoxes, aux aspirations et aux difficultés des 12-15 ans est tout à fait originale. Elle combine la sécurité ET l’indépendance, la confiance ET le soutien, les projets, l’engagement, les responsabilités, la convivialité, la collaboration des ados avec leurs pairs… dans le but de permettre aux adolescents de se construire sereinement.
Comme toujours dans la pédagogie Montessori, tout passe par une posture particulière de l’éducateur et une préparation très étudiée de l’environnement. Ce que propose Maria Montessori, c’est une grande maison à la campagne, un lieu de vie, de travail, de créativité et de détente pour les adolescents encadrés par quelques adultes.

Une petite exploitation agricole, une hôtellerie, un magasin

Maria Montessori propose une véritable petite entreprise gérée par les adolescents soutenus par un groupe d’adultes. Les adolescents vivent là toute la semaine et rentrent dans leur famille pour le weekend. Ils s’occupent des cultures, des élevages, de la gestion des comptes, des choix stratégiques… Ils vendent leur production dans le magasin et gèrent leur budget. Ils reçoivent des visiteurs (dont des parents s’ils le désirent) dans les quelques chambres de l’hôtellerie. L’idée n’est bien évidemment pas d’en faire forcément des fermiers, des hôteliers ou des commerçants, mais de leur permettre de prendre de vraies responsabilités, en groupe, au contact bénéfique de la nature. Il s’agit d’un environnement préparé particulier, adapté aux besoins d’autonomie, d’expérimentation et de sécurité des 12-15 ans. Le matériel pédagogique, c’est « la vraie vie ». Et on ne délaisse pas pour autant les études « académiques ».

Work in progress 🙂

Maria Montessori était elle-même consciente du fait qu’une telle organisation n’est pas facile à mettre en place. Pour des raisons économiques et liées à l’organisation, il n’existe actuellement que quelques exemples dans le monde (en Suède et aux Etats-Unis). En France, on rencontre plutôt quelques rares essais de collège à la campagne, sans l’aspect « internat ». Mais des initiatives commencent à pointer le nez en s’adaptant au contexte, soit à la campagne, soit, plus souvent, en ville, en lien avec un centre équestre, une AMAP, un club d’orientation en forêt, et en remplaçant l’exploitation agricole par un projet plus modeste mais réellement géré par les adolescents (travail en vue de gagner l’argent d’un voyage, micro-entreprise, etc.).

Pourquoi nous avons publié
le livre de Trevor Eissler

Imaginez une école où les enfants apprennent sans stress et avec plaisir tout ce dont ils ont besoin pour leur développement psychologique, moral et intellectuel… une école où ils sont heureux d’aller et dont ils parlent à leurs parents avec enthousiasme en rentrant à la maison.  Cette école existe. C’est celle qui prône l’autonomie de l’enfant, la créativité, le dialogue adulte-enfants, la coopération entre les enfants ; celle qui refuse les notes, les punitions arbitraires, le bachotage. Pour le moment, elle est surtout privée* et n’entre que trop rarement dans l’enseignement public. C’est injuste ! Il est injuste que des questions d’argent privent un grand nombre d’enfants d’une école de qualité. Il est insupportable que tant d’enfants échouent dans leurs études parce que les méthodes ne conviennent qu’à un certain type d’élèves. Il est déplorable que même ceux qui réussissent à l’école traditionnelle n’aient pas la possibilité d’y développer tout leur potentiel créatif. Il est regret-table que nombre d’enseignants n’aient qu’une idée très vague de ce que peuvent apporter les pédagogies alternatives. Il faut que l’école Montessori devienne l’école tout court, que la pédagogie active devienne la norme dans l’enseignement public.

Pour cela, il faut seulement trois choses : • des enseignants convaincus (ils le sont de plus en plus) et bien formés, • des parents informés et convaincus, • pour que tous rendent enfin possible un réel changement de l’école. Le livre de Trevor Eissler Montessori, c’est fou ! a été écrit pour informer les parents et donner à tous ceux qui travaillent avec des enfants des arguments pour convaincre. Il est simple, enrichissant, convivial.

Il se lit comme un roman. Voilà pourquoi nous avons voulu traduire et publier ce live. C’est un fabuleux outil de communication. Bonne lecture !

Sylvia Dorance et Vanessa Toinet

*Privée et de plus en plus nombreuse pour l’école Montessori, publique mais peu nombreuse pour l’école Freinet.

Montessori, c’est fou !

Un plaidoyer pour l’éducation Montessori

Nous savons que nous devons améliorer notre système éducatif traditionnel, aussi bien public que privé.Mais comment ? Nous continuons à discutailler autour d’augmentations de budget, de meilleurs manuels, d’enseignants mieux formés ou mieux payés, de plus petits ratios enseignant/élèves, ou même de ramassage scolaire et d’ajustements culturels. Nous nous disputons même pour des journées scolaires plus longues, comme si plus de temps dans le système traditionnel pouvait contrecarrer ses effets néfastes ! C’est futile. Montessori c’est fou ! explique pourquoi les réformes partielles que les politiciens et les responsables de l’Education ne cessent de proposer sont des réformes partielles dans la mauvaise direction. C’est le système entier qu’il faut transformer. C’est la nature fondamentale de la classe qu’il faut changer.

Un livre fait par un parent pour les parents

Trevor Eissler n’est pas un éducateur. En fait, il est pilote d’avion. Mais pour de nombreux parents et enseignants aux USA, il est devenu une sorte de héros ! Pourquoi ? Parce qu’il défend avec passion la cause de la pédagogie Montessori et explique inlassablement pourquoi il croit – avec des enseignants et des parents de plus en plus nombreux – qu’elle est la forme d’éducation la plus novatrice et la plus efficace qui ait jamais existé depuis un siècle. Ce livre demande aux parents d’aller voir – d’observer pendant une demi-heure – une classe Montessori. Leur vision de ce à quoi devrait ressembler l’éducation ne sera plus jamais la même. Si vous êtes le parent d’un jeune enfant, ce livre est pour vous INCONTOURNABLE. Et nous sommes très fières, à l’Ecole Vivante, de le publier dans sa version francophone. Il est disponible en exclusivité et en téléchargement immédiat sur nos pages dédiées à la pédagogie Montessori.

Un réseau de collèges alternatifs, en construction

“Nous souhaitons travailler de concert avec les autres expériences de collèges « autrement » existant en France, publics et privés, et de pédagogie Montessori mais aussi Freinet ou institutionnelle. Ces échanges peuvent nous permettre à la fois de créer un centre de ressources solide, permettant à d’autres porteurs de projet de mettre en œuvre des solutions nouvelles au collège, de mutualiser des compétences, des formations, des expériences, et de créer une dynamique d’échanges entre collégiens, nécessaire et positive.” Voici ce qu’annonce le Collège international écologique Montessori de Rennes, en préambule d’un séminaire autour de la création d’une école, d’un collège ou d’un lycée différent, et création d’un réseau d’établissements laïcs associatifs. D’autre part, le site présente un liste intéressante de collèges alternatifs. Nous pensons à tous ces parents qui nous écrivent régulièrement pour nous demander des adresses de collèges de ce type pour leurs enfants.