Ecole publique, Ecoles privées, Homeschooling et… Ecole Vivante

La défense de l’Ecole publique

L’Ecole publique, lorsqu’elle est bien conçue et réellement soutenue par l’Etat, est selon nous le meilleur système. Il suffit de voir ses résultats en Finlande pour s’en convaincre. Elle est performante,

– lorsque les écoles sont petites et peu éloignées du domicile des enfants (ce qui évite la fatigue et diminue les possibilités de violence, de racket, de harcèlement, et rend plus facile le contact fructueux entre les parents et les enseignants),

– lorsque le nombre d’élèves par classe est raisonnable (ce qui permet aux enseignants de bien s’occuper de chacun),

– lorsque ses locaux sont agréables et fonctionnels,

– lorsque les enseignants sont bien formés, en particulier en pédagogie et, surtout, en pédagogie active,

Une école publique Freinet, en France

–  et enfin lorsque les enseignants sont valorisés par l’Etat, par les médias, par la population et lorsqu’ils sont bien rémunérés.

Elle est démocratique car gratuite et, si elle est telle que nous l’avons décrite plus haut, elle permet d’effacer un peu les inégalités sociales pour donner à tous les enfants les mêmes chances de réussite.

La tentation du privé et du Homeschooling

Or depuis des décennies, sans le dire mais de façon évidente, quelle que soit leur appartenance politique, les gouvernements successifs se désengagent de l’Education, diminuent les crédits et la formation, aussi bien quantitativement que qualitativement, ferment des écoles, investissent moins dans des travaux de modernisation, laissent des situations empirer. Le métier d’enseignant du public devient de plus en plus difficile et pénible. Le résultat, c’est une école publique moins performante, qui laisse sur le côté un trop grand nombre d’enfants et qui est parfois même dangereuse pour certains. Dans ce contexte, il est tout à fait logique que des parents hésitent à y mettre leurs enfants. Ceux qui ont les moyens se tournent vers des écoles privées. Ceux qui ne peuvent se le permettre pensent à la solution de l’instruction en famille. Or la première solution n’est réservée qu’à une petite frange de la population et la seconde oblige les mères à renoncer à exercer un métier et à une vie à l’extérieur de la famille pour se consacrer uniquement à leurs enfants.

Quand les enfants choisissent leurs activités…

La position d’Ecole Vivante

Notre préférence va… au bonheur des enfants ! A leur développement harmonieux aussi bien sur le plan physique qu’intellectuel, psychologique et social. Voilà pourquoi nos livres défendent et soutiennent la pédagogie active. Qu’elle soit pratiquée dans le public, dans le privé, à l’école ou à la maison. Nos livres sont destinés à tous ceux – parents, enseignants, éducateurs, psychologues, orthophonistes – qui s’investissent dans une éducation dont le seul but est l’épanouissement des enfants. Parce que les enfants sont l’avenir et qu’en les aidant à devenir des personnes responsables, équilibrées, généreuses, engagées, ouvertes, curieuses, actives… on prépare une meilleure société pour demain.

Un beau moment, presque émouvant

Je suis enseignante de SVT dans un collège public du Vaucluse. J’ai découvert avec plaisir les livres de la collection Montessori Pas à Pas, aussi ai-je souhaité les utiliser dans mon enseignement. Avec les 27 élèves de ma classe de 3°, en dernière heure de matinée, nous avons fait ce matin une séance un peu différente des autres. Nous devions commencer la partie « évolution des êtres vivants et histoire de la terre ». Dernière séance avant les vacances de Noël, l’objectif de la séance était de faire une entrée en matière pour cette partie qui les interpelle, les questionne, les émerveille.

Nous avons commencé la séance par la lecture du récit : « L’histoire de la terre ». (Livre Les Grands récits, p.15). Les élèves ont été très attentifs et très calmes.

Le cadre était posé et l’ambiance sérieuse, presque rêveuse comme si je les avais emmenés ailleurs. Le récit se termine par : « 1 milliard d’années […] Vous imaginez ? Mille millions d’années ! […] ».

A ce stade-là, je me rends bien compte que non, mille millions d’années, ils n’imaginent pas tellement… Ils commencent à comprendre comment la terre s’est formée et quelle place elle occupe dans l’univers, dans notre galaxie, dans le système solaire mais de là à avoir des repères temporels, …, c’est plus difficile.

Aussi, sommes-nous descendus dans la cour. Nous avons utilisé le Ruban noir*, formidable outil trouvé dans le livre Les lignes du temps. J’ai utilisé les explications fournies dans le livre des Grands récits page 35 pour leur raconter les grandes étapes de l’histoire de la terre. Un élève s’est porté volontaire pour tenir le bout de la frise. Il était « là où la terre s’est formée ». Nous avons commencé à dérouler le ruban, doucement. A chaque étape, je leur indiquais l’évolution de la terre : « planète feu », « planète mer », « apparition de la vie au fond des océans », « sortie de l’eau des animaux », etc… et enfin le tout petit morceau rouge : « la présence de l’homme sur terre ».

La première réaction des élèves a été « Ah oui quand même ! ». Nous avons regardé un moment en silence le ruban¸ sa longueur et les différents repères. Ensuite nous sommes remontés en classe. Nous avons échangé un court moment sur leurs impressions. Ils étaient vraiment étonnés de « voir le temps » qui s’est écoulé entre l’apparition de la vie et la sortie des animaux de l’eau, de découvrir à quel point l’homme occupe si peu de place dans l’histoire de la terre…

Nous avons terminé la séance par les 15 premières minutes du film « Génésis ».

L’heure a vraiment été très calme, l’ambiance était presque solennelle. Le visionnage de cette courte séquence du film leur a permis d’illustrer le récit. Ils étaient surpris d’y trouver les mêmes faits, presque les mêmes mots.

Pour les élèves, cette séance était une phase « d’accroche », au cours de laquelle les élèves ont voyagé à travers le temps. Ils se sont évadés. Pas de trace écrite, pas d’évaluation mais, je l’espère, l’envie d’en savoir plus.

Pour moi, c’était un beau moment, presque émouvant, j’ai pris beaucoup de plaisir à leur raconter cette histoire. Au cours des prochaines séances je pourrai apprécier l’impact de cette activité, mais la satisfaction d’aujourd’hui est déjà une réussite.


*Le montage du ruban noir n’a pas été une mince affaire. Nous avons fait le nombre de photocopies nécessaires, les avons toutes découpées, puis nous avons agrafé les différentes longueurs. C’était un peu long, mais c’est faisable. Le dévidoir est simple à monter, nous avons mis une règle carrée en bois au milieu. Au moment de dérouler le ruban nous avons été un peu embêtés par des agrafes qui se sont accrochées ensemble et il fallait faire très attention de ne pas déchirer le ruban qui reste fragile. Pour les années à venir, je pense réaliser cet outil avec un vrai rouleau de 46m de ruban noir de 6 ou 7cm de large.

Pour repérer l’apparition de la vie au fond des océans et la sortie des animaux de l’eau, des élèves se sont portés volontaires pour tenir le ruban à ces endroits-là. Cela nous a permis d’avoir une assez bonne vision de l’emplacement de ces étapes à la fin. Sur le prochain ruban je prévoirai un lien d’attache au début pour l’accrocher à un arbre, et des repères visibles pour les différents évènements, ce qui m’évitera de compter mes pas.

Récit de Fanny Cavallo

Pour en savoir plus : http://ecole-vivante.com/montessori-grands-recits.html et http://ecole-vivante.com/montessori-lignes-du-temps.html

Montessori, c’est fou !

Un plaidoyer pour l’éducation Montessori

Nous savons que nous devons améliorer notre système éducatif traditionnel, aussi bien public que privé.Mais comment ? Nous continuons à discutailler autour d’augmentations de budget, de meilleurs manuels, d’enseignants mieux formés ou mieux payés, de plus petits ratios enseignant/élèves, ou même de ramassage scolaire et d’ajustements culturels. Nous nous disputons même pour des journées scolaires plus longues, comme si plus de temps dans le système traditionnel pouvait contrecarrer ses effets néfastes ! C’est futile. Montessori c’est fou ! explique pourquoi les réformes partielles que les politiciens et les responsables de l’Education ne cessent de proposer sont des réformes partielles dans la mauvaise direction. C’est le système entier qu’il faut transformer. C’est la nature fondamentale de la classe qu’il faut changer.

Un livre fait par un parent pour les parents

Trevor Eissler n’est pas un éducateur. En fait, il est pilote d’avion. Mais pour de nombreux parents et enseignants aux USA, il est devenu une sorte de héros ! Pourquoi ? Parce qu’il défend avec passion la cause de la pédagogie Montessori et explique inlassablement pourquoi il croit – avec des enseignants et des parents de plus en plus nombreux – qu’elle est la forme d’éducation la plus novatrice et la plus efficace qui ait jamais existé depuis un siècle. Ce livre demande aux parents d’aller voir – d’observer pendant une demi-heure – une classe Montessori. Leur vision de ce à quoi devrait ressembler l’éducation ne sera plus jamais la même. Si vous êtes le parent d’un jeune enfant, ce livre est pour vous INCONTOURNABLE. Et nous sommes très fières, à l’Ecole Vivante, de le publier dans sa version francophone. Il est disponible en exclusivité et en téléchargement immédiat sur nos pages dédiées à la pédagogie Montessori.